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The Mind cage 1957
Simon & Schuster, New York

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Traduit par Michel Deutsch
pour Denoel Présence du Futur n° 24
1958
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- Août 2140. Une
journée comme les autres dans la Cité du Grand Juge où règne
une paix peut-être déraisonnablement rationnelle, sur laquelle
veille lordre infaillible des machines. Comme hier,
les dégénérés sont parqués à labri des regards, les
jeux amoureux sont obligatoires, les circuits de douleur vous
obligent à respecter la loi, les murs vous écoutent... Comme
hier, mais peut-être pas comme demain: car justement, en cette
journée daoût 2140, un agent des Forces Armées, un physicien
condamné à mort et une jeune femme trop docile, vont se rejoindre
sur le chemin de la Désintégration pour avoir pris
conscience du terrible destin qui est le leur.Ils ont huit
jours pour déjouer le complot du Cerveau, huit jours pour
sauver leurs vies, pour rendre à lhumanité le goût de
laventure et de la liberté.

L'histoire commence bien avec un partage de corps non
désiré par le grand militaire David Marin, qui se retrouve affublé du physique peu
sportif d'un savant : Wade Trask. Le problème est que ce dernier est condamné à mort,
et c'est ce corps qui va disparaître quelle que soit l'âme qui s'y trouve.
Van Vogt décrit une société totalitaire avec son Grand Juge
omnipotent, garante de la liberté des citoyens de l'univers connu. Le thème est proche
de celui d'une Terre expansionniste décrite dans son roman précédent : "Mission Stellaire".
Là ou l'histoire se complique, c'est lors de l'introduction du
"Cerveau", machine ancestrale qui aurait peut-être encore du pouvoir sur les
hommes ? La société décrite est calquée sur les cellules soviétiques, mais il m'est
difficile de savoir ou et avec qui je me trouve. En bref, ce cerveau vient foutre la
pagaille dans l'histoire!
Van Vogt tenait un bon fil avec ce partage de corps et cette
société particulière, mais il gâche tout en fin de roman : cela se complique, je ne
sait plus qui est qui et qui fait quoi... et la lecture devient laborieuse. Ceci est
d'autant plus flagrant que la lecture en début de roman était agréable en tenant le
lecteur en suspens. Cette impression agréable du début met d'avantage en contraste cette
impression de fin bâclée, comme si Van Vogt avait un astronef à prendre, mais devait
absolument terminer son travail avant... Il a finalement pris l'astronef à l'heure en
laissant le lecteur en plan !

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