Profiter dun voyage intersidéral,
qui dure 500 ans, vers Alpha du Centaure pour retrouver le Palais
dimmortalité, niché dans un repli du Temps, est peut-être
un moyen détourné. Mais Peter Caxton, en quête de son immortalité,
nen a pas de meilleur à sa disposition.
Ce nest que le début dun hallucinant va-et-vient dans le
Temps, au cours duquel, entre Bustaman et Claudan Johns, deux Détenteurs
dImmortalité, se livre un fabuleux combat.
Sans cesse projeté dans le nombre infini de mondes probables où il perd
et retrouve sa mémoire et son identité, Peter Caxton finira-t-il par ancrer son destin
à celui de la belle Selanie?

Une note ?
Bon : de 15 à 20 sur l'echelle SF des années passées...
C'est encore un fix-up que nous propose A E Van Vogt. Ce dernier
utilise des éléments "anachroniques", avec une forme "anachronique",
mais distillant un résultat magnifique...bien qu'anachronique. !!!.
O Temps...O Van Vogt, merci de nous permettre par la fiction de
pénétrer dans cette réalité particulière qui est celle des mondes parallèles, qui
est celle des singularités que décrivent si bien aujourd'hui nos physiciens se laissant
aller à la poésie de nos réalités.
Le monde onirique (puisque c'est sur ce matériel que travaillait
Alfred Elton Van Vogt) donne à ce roman tardif, une magnifique force d'attraction
(terrestre pour ne pas dire extra terrestre ;-)
Je propose donc au lecteur de ne pas se laisser aller au propos de
l'auteur qui offrent désorientations aussi spatiale que temporelle. Lisez ce
roman en une seule traite afin de ne pas en subir les effets secondaires, dignes d'une
démencia praecox !!!
La lecture est en effet difficile. Le lecteur de notre siècle est
pourtant habitué à ces variations des mondes et réalités multiples, Qu'en fut il en
1952 ? c'est un roman de Science-Fiction, sans les apports de la science
actuelle.
Le sujet est celui du temps, mais du temps dans sa relation avec
les autres dimensions de notre "réalité".
Le sujet est aussi celui de l'espace, pour ne pas dire
"des" espaces, de ceux qui nous échappent, et que chaque apprenti
astrophysicien tente d'appréhender.
L'autre sujet qui apparaît au début du roman d'une manière
diffuse, puis ensuite de façon beaucoup plus clinique (au sens psy du terme) est bien
celui d'un raisonnement paranoïaque, comme une ombre des théories scientifiques :
Comment faire lorsque la maîtrise nous échappe et que la réalité nous offre une vision
schizophrénique de ce qui nous entoure ?
Cet autre sujet est toujours celui de l'homme, du semblable et de
l'étranger que proposait il y a maintenant un demi siècle, ce cher AEVV.
J'ai adoré personnellement ce roman de Van Vogt, pour cet abord
des méthodes qu'un homme (quelconque et non pas héroïque comme le décrivent les 4° de
couvertures de la collection Press Pocket) met en place, avec son humanité, afin
d'accéder à la réalité.
Ph Raimond :novembre 2002 pour la relecture.